Le refus de la Cour suprême mercredi d’entendre l’appel de Shamima Begum contre la suppression de sa citoyenneté britannique sera une déception écrasante, mais il est peu probable qu’il ait été un choc.
Les tribunaux britanniques ont reconnu qu'elle était très probablement une enfant victime de la traite, préparée par l'État islamique à des fins d'exploitation sexuelle, et que la priver de sa citoyenneté britannique la rendait de fait apatride ; mais que la loi telle qu'elle est permet à un ministre de l'Intérieur de retirer à quelqu'un comme Begum tous les droits associés à un passeport britannique, peut-être sans préavis, et certainement sans procédure régulière. Hier, trois juges du plus haut tribunal britannique ont accepté cette décision.
C’est une absurdité, ainsi qu’une leçon terrifiante sur le pouvoir exécutif presque illimité. Si Begum a commis un crime, le système judiciaire britannique est plus que capable de la traduire en justice et d’obtenir une condamnation. L’idée selon laquelle cette jeune femme représente un risque si grand pour la sécurité que les tribun...
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